23.11.2008
Une écriture douce...
J'ai lu Les années douces
Tsukiko, célibataire japonaise de 40/50ans, se trouve un jour assise dans un bar à côté de son prof de japonais qu'elle avait au lycée. Au fil des pages, ils vont se revoir, toujours par hasard, dans ce même troquet, puis en dehors...
J'ai bien aimé ce roman, mais sans plus. l'écriture est simple est réaliste, peut-être même trop, ce qui a fait que ce livre m'a laissée "naturelle", ne m'a pas spécialment marquée. Le presonnage principal, Tsukiko, est très attachante et on se sent vraiment proche d'elle, malgré son âge avancé.
Je conseille vivement ce livre à ceux qui aiment s'identifier à un personnage et découvrir des cultures (un peu) différentes de la notre.
Lucie Richard, 214
21:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.11.2008
Plongée dans la vie d'une adolescente
J'ai lu La piscine de Yôko Ogawa.
Dans ce livre, une adolescente japonaise, dont les parents dirigent un orphelinat, nous raconte son histoire et ses sentiments. Elle doit partager la vie des autres orphelins tout en sachant que elle, personne ne l'adoptera. Cette vérité la rend mélancolique mais elle continue cette vie morne. Seule lumière dans son cœur : le beau Jun, un orphelin de son âge, dont elle admire la pureté. Elle passe d'ailleurs la plupart de son temps à le regarder plonger avec vénération, assise sur les gradins près de la piscine. Mais il n'est pas sa seule source de plaisir, notre narratrice nous raconte en effet comment elle tourmente Rie, une petite orpheline. Elle persécute ce petit souffre-douleur sans soucis de conscience. A ses risques et périls...
Ce roman très court parvient à nous transmettre de nombreux sentiments qui nous montre la complexité de l'adolescence. Ses côtés doux et passionnés mais aussi ceux plus sombres. On découvre comment la perversité et la cruauté peuvent s'emparer de nous.
J'ai bien aimé ce livre mais j'ai parfois eu du mal à accepter la méchanceté dont faisait preuve la narratrice envers Rie. Mais le fait que cette dernière soit coincée dans l'orphelinat près d'enfants qui ne restent jamais toute leur vie nous fait tout de même ressentir un sentiment de pitié. Bref, un personnage à double tranchant mais surtout un livre que je conseille à ceux qui aiment se poser des questions sur l'esprit adolescent. Questions sans réponses peut-être...
Bonne lecture et attention à la noyade !
FRETAY Emilie 214
15:53 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.11.2008
Un roman doux comme de la soie...
J'ai lu Soie, d'Alessandro Baricco.
En 1861, dans le Sud de la France, un village entier vit de la vente de tissus en soie. Hervé Joncour est un homme taciturne, marié et sans enfants, qui ne vit que dans le rêve d'avoir un jour assez d'argent pour créer le jardin de ses rêves pour lui et sa femme Hélène. Il s'occupe d'acheter des vers à soie avant qu'ils n'éclosent, pour les ramener dans les exploitations du village. Mais une épidémie mondiale se déclare ; elle tue tous les vers et l'exploitation est menacée. Le seul pays épargné est le Japon. Hervé est donc envoyé négocier clandestinement des vers à soie avec un chef japonais, au bout d'un voyage long et dangereux. Là-bas, il est traité en invité, et reste plusieurs jours. Il remarque une jolie jeune femme, sans doute une concubine du chef. Il rentre ensuite en Europe. L'année suivante et l'année d'après, il retourne au Japon et aperçoit encore la même jeune fille...
L'année d'après, il y a une guerre civile au Japon, mais Hervé y retourne malgré tout.
Ce roman est infiniment poétique, écrit avec grâce et un style assez lent mais qui permet de mieux saisir la nature du personnage principal. Une histoire faite de regards, de mensonges aussi, envers sa femme qu'il aime pourtant, de secrets. L'écriture est aussi raffinée que le tissu qui est le véritable héros.
Un roman à lire absolument, ne serait-ce que pour le plaisir de savourer, phrase après phrase, la légèreté mélancolique qui s'en dégage.
Sophie Hachou, 214
15:35 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Une éternité d'amour...
Nous avons lu L'éternité n'est pas de trop, de François Cheng
Un jeune moine taoïste décide d'abandonner sa vocation pour revenir dans la ville où il a rencontré Lan-Ying, la femme dont il était tombé amoureux de nombreuses années auparavant. Seules ses connaissances en médecine vont lui permettre de revoir cette femme qui se languit victime comme bien d'autres d'un mariage forcé à un homme riche,brutal et polygame. Au fur et à mesure, le héros Dao-Sheng et sa bien- aimée apprennent à se redécouvrir lors de visites nocturnes où leur amour s'épanouit avec délicatesse et originalité.
Cette écriture fluide qui permet une lecture agréable porte une réflexion intense . Ainsi les paroles échangées entre Dao-Sheng et un missionnaire européen et chrétien nous invitent à partager leur réflexion intense sur l'Amour La lecture de ce roman nous a également permis de pénetrer et de découvrir un autre univers, celui de la Chine impériale au XVIIème siècle.
Un livre que nous conseillons à tous ceux qui aiment voyager, découvrir et réfléchir à travers les livres !
Lisa Poirier et Lucie Richard, 214
15:30 Publié dans Asie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


